Dans cet épisode, je reçois Mathieu Simonet, ancien avocat et écrivain. Son dernier livre “Le grain de beauté” est un récit autobiographique bouleversant dans lequel il raconte l’histoire d’amour qu’il a vécue avec Benoît, son mari, mort le 5 février 2020 d’un cancer de la peau, à l’âge de 46 ans.
Après sa disparition, une question s’impose à lui : comment continuer à vivre quand l’être aimé n’est plus là ?
Il mène alors une enquête intime et part à la rencontre du Benoît qu’il n’a pas totalement connu, lit ses écrits, rencontre des proches dont il ignorait l’existence, explore même son dossier médical. À travers cette quête, il cherche à reprendre goût à la vie, sans trahir l’amour.
Un échange profond, vivant, souvent drôle, qui bouscule les injonctions autour du deuil et ouvre une autre voie : celle de ce que Mathieu appelle la liberté du deuil.
Ce que nous abordons dans cet épisode :
➡️ Le veuvage comme statut : à la fois ressource et enfermement
➡️ L’idée que les endeuillés devraient avoir tous les droits la première année
➡️ La déconstruction des fameuses « 5 étapes du deuil »
➡️ Les micro-folies comme mécanismes de survie
➡️ Le rapport au corps, à la solitude et au manque
➡️ La sexualité des endeuillés et les tabous qui l’entourent
➡️ La pression sociale pour “tourner la page”
➡️ Le lien qui continue avec les morts
➡️ Trouver un équilibre entre les vivants et les morts
À la rencontre de Mathieu Simonet :