La vision stratégique n’est pas un don. C’est une compétence.
Si j’ai voulu inviter Jacques Attali dans Skills, ce n’est pas pour refaire son CV tout le monde le connaît.
C’est parce que je voulais comprendre comment on apprend à voir avant les autres.
Comment on sent que quelque chose bascule.
Et comment on agit avant que ce soit évident.
Pendant cette conversation, il ne m’a pas parlé de théorie.
Il m’a parlé de ce qui l’a structuré très tôt.
D’un moment où le monde semblait encore tenir,
où rien n’était officiellement déclaré,
mais où certains détails minuscules, silencieux disaient déjà que tout allait changer.
Une décision prise par son père, au tout début de la guerre d’Algérie.
Quitter un pays avant que le danger ne soit visible.
Avant que les mots arrivent.
Parce que parfois, ce sont les gestes les plus discrets qui racontent le futur.
Et c’est là que j’ai compris que la vision stratégique
n’est pas un don,
mais une discipline.
Une attention au réel.
On a parlé de choses très concrètes :
Je crois profondément que la vision stratégique est une compétence.
Pas un privilège.
Pas un truc réservé à une élite.
Et cet épisode s’adresse à celles et ceux qui sentent que :
Un échange exigeant, direct, parfois inconfortable.
Mais profondément éclairant.
Parce qu’au fond, comme le dit Jacques Attali,
la seule vraie boussole qui tienne dans le temps, c’est celle-ci :
être utile.
Jacques Attali est économiste, polytechnicien, conseiller d’État.
Il a été conseiller spécial du Président François Mitterrand pendant dix ans,
a fondé plusieurs institutions internationales
et est l’auteur de plus de 80 livres consacrés à l’économie, à la société et à l’avenir.
xxxx
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.