Résultats annuels d’Eramet : « Nous sommes une société aux fondements extrêmement sains qui est passée par une conjoncture particulièrement complexe » assure la PDG Christel Bories
Dans cet épisode passionnant des Voix de l'économie, nous recevons Christel Bories, présidente et directrice générale par intérim du groupe Eramet, un acteur majeur de l'industrie minière française. Alors que le groupe a traversé une période difficile en 2025, avec des pertes annuelles de 477 millions d'euros, notre invitée nous explique comment Eramet, grâce à ses actifs de premier plan dans des métaux essentiels comme le manganèse, le nickel et le lithium, est bien positionné pour répondre aux enjeux de souveraineté européenne et de transition énergétique.Malgré un contexte économique morose, avec des cours des métaux au plus bas depuis 2015, Christel Bories se montre confiante quant à l'avenir d'Eramet. Elle souligne, en effet, que la demande pour ces métaux critiques reste structurellement en hausse, portée notamment par l'essor des batteries lithium-ion. De plus, les États, à l'instar de la Chine et des États-Unis, prennent désormais la mesure de l'enjeu stratégique que représentent ces ressources, ce qui devrait se traduire par un soutien accru des pouvoirs publics.La PDG de l'entreprise minière annonce une augmentation de capital de 500 millions d'euros, pré-approuvée par les deux principaux actionnaires d'Eramet : la famille Duval et l'État français. Une garantie de poids pour le groupe, qui bénéficie ainsi du soutien de ses actionnaires de référence dans cette phase délicate.Enfin, Christel Bories revient sur les récentes divergences qui ont conduit au départ du directeur général, soulignant la nécessité d'agir rapidement pour assurer la stabilité de l'organisation et préparer l'avenir d'Eramet. Un épisode riche en enseignements sur les enjeux stratégiques auxquels sont confrontés les groupes miniers dans le contexte de la transition énergétique.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« C’est qui le patron ?! » : Le fondateur dénonce le « manque de transparence » dans les négociations entre producteurs et distributeurs
Aujourd'hui dans les "Voix de l'économie", Nicolas Chabanne, le fondateur de la marque "C'est qui le patron ?", nous plonge au cœur des enjeux qui secouent les négociations entre producteurs et distributeurs dans la grande distribution française. Nicolas Chabanne met en lumière les failles d'un système opaque qui pénalise les producteurs, au détriment des consommateurs. Il explique comment le manque de transparence dans la répartition de la valeur ajoutée tout au long de la chaîne alimentaire crée des tensions récurrentes, poussant de nombreux agriculteurs à jeter l'éponge. Selon lui, la loi EGalim, censée protéger les producteurs, n'a pas atteint ses objectifs faute d'un véritable arbitrage indépendant. Il plaide pour une refonte en profondeur du modèle, où la transparence des prix et des marges serait la clé pour permettre aux consommateurs de soutenir massivement les producteurs français.L'invité n'hésite pas à pointer du doigt les dérives de certaines grandes enseignes. Mais il insiste aussi sur la nécessité de ne pas oublier les ménages les plus modestes, pour qui toute hausse de prix peut s'avérer insurmontable.Cet épisode offre un éclairage passionnant sur les coulisses d'un secteur économique stratégique, où les enjeux de pouvoir d'achat, de souveraineté alimentaire et de rémunération équitable des producteurs s'entremêlent. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Que retenir de la publication des résultats d’entreprises avec François Monnier d’Investir
Dans cet épisode, notre invité hebdomadaire, François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir explore en détail les derniers résultats d'entreprises et les grandes tendances qui se dégagent.Tout d'abord, François Monnier nous éclaire sur les changements observés dans le discours des chefs d'entreprise lors de la publication de leurs résultats. Il note notamment une attention accrue portée aux taux de change, avec l'impact de la baisse du dollar américain sur la compétitivité des groupes européens. Les sujets des droits de douane et de la disruption par l'intelligence artificielle sont également au cœur des préoccupations.Mais ce qui frappe surtout, c'est l'omniprésence de l'IA dans les présentations des entreprises. Certains secteurs, comme l'informatique ou les services, se sentent même obligés d'afficher leurs ambitions dans ce domaine pour répondre aux attentes des investisseurs. Le directeur de rédaction nous explique que l'IA devient un véritable enjeu stratégique, faisant parfois même oublier d'autres sujets comme l'ESG.Cependant, un point reste inchangé dans le discours des dirigeants : l'importance de l'innovation. Les investisseurs restent fascinés par les belles histoires de réussite, comme celle d'EssilorLuxottica et de ses lunettes connectées. De même, les champions français de l'aéronautique et de la défense continuent d'afficher de solides performances.Autre sujet abordé : l'impact de la concurrence chinoise. Bien que la Chine exporte davantage vers l'Europe, les grands groupes industriels français et européens parviennent à se développer hors de nos frontières, notamment grâce à leur capacité d'innovation.Enfin, notre invité revient sur les réactions souvent épidermiques des marchés financiers, notamment sous l'effet du trading algorithmique. Malgré cette volatilité à court terme, les perspectives pour 2026 restent optimistes, avec des prévisions de croissance à deux chiffres des bénéfices, aussi bien en Europe qu'aux États-Unis.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Festival de Pâques d'Aix-en-Provence : "Le public ne déserte pas !" se félicite Dominique Bluzet
Dans cet épisode passionnant des Voix de l'Économie, Charles Bonnaire s'entretient avec Dominique Bluzet, cofondateur du prestigieux Festival de Pâques d'Aix-en-Provence. Ensemble, ils explorent les enjeux économiques auxquels fait face ce rendez-vous culturel incontournable, dans un contexte de réduction des subventions publiques et de défis liés à la pandémie.Dominique Bluzet, figure emblématique du festival, partage avec franchise les réalités financières auxquelles il est confronté. Il explique comment le mécénat d'entreprises comme le CIC et le soutien de la Région Sud permettent de compenser la baisse des financements publics, tout en maintenant des tarifs de billetterie abordables pour le public. L'auditeur découvre ainsi les subtils équilibres budgétaires qui permettent à ce festival de rayonner.Mais au-delà des aspects purement économiques, Dominique Bluzet dévoile la vision ambitieuse qu'il porte pour le Festival de Pâques. Loin de se cantonner à une programmation élitiste, le festival s'attache à tisser des liens avec le territoire, en organisant des concerts gratuits dans les rues, les hôpitaux et les villages voisins. Cette volonté de démocratisation de la culture est au cœur de la mission que s'est fixée le directeur, dans l'objectif de créer un « festival solidaire » ouvert à tous.L'auditeur est ainsi convié à découvrir les coulisses d'un événement culturel majeur, confronté aux réalités économiques du secteur, mais qui n'en demeure pas moins fidèle à sa vocation de partage et d'accessibilité pour le plus grand nombre. Entre défis budgétaires et ambition artistique, le Festival de Pâques d'Aix-en-Provence apparaît comme un modèle inspirant pour tous les acteurs culturels soucieux de concilier excellence et engagement social.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
« Pourquoi la Chine dominera le XXIe siècle » avec son auteur Robin Rivaton
Dans cet épisode des Voix de l'économie, nous accueillons Robin Rivaton, PDG de Stonal et auteur du livre "Pourquoi la Chine dominera le XXIe siècle". L'invité explore les raisons du succès économique fulgurant de la Chine, qui est devenue la deuxième économie mondiale et pèse désormais 28% de la valeur ajoutée manufacturière mondiale.Robin Rivaton nous éclaire sur les forces qui propulsent la Chine vers le sommet, notamment sa dense structure industrielle composée de millions de très petites entreprises hautement compétitives. Il nous donne les raisons du succès du champion de l'innovation, notamment dans des secteurs clés comme les batteries, les voitures électriques ou les panneaux solaires. Cette innovation n'est pas de rupture, mais plutôt incrémentale, s'appuyant sur une culture du 'suffisamment bien' qui pousse les entreprises à aller vite sur le marché et à itérer sans cesse.Face à cette montée en puissance chinoise, le PDG de Stonal estime que l'Europe doit adopter une politique plus protectionniste pour rivaliser. Il préconise notamment la mise en place de barrières non tarifaires, comme un mécanisme d'ajustement carbone aux frontières plus efficace, ainsi qu'un marché intérieur européen plus unifié pour permettre à ses producteurs de bénéficier d'une échelle comparable à celle du mastodonte chinois.Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.