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Transcription de l’épisode :
Salut à tous, et bienvenue dans ce nouvel épisode de Marchez avec Johan. Aujourd’hui, je te propose un petit épisode pour ta pratique, qui est basé sur ce que je fais, en fait. Non pas que je pense que ma vie soit intéressante, mais j’aime beaucoup utiliser des événements de ma vie, des choses qui se passent dans ma vie, pour t’aider à améliorer ton français.
Et aujourd’hui, je vais te parler d’un super week-end que j’ai passé il y a quelques semaines avec mon ami Alberto. Nous sommes allés à Zurich. J’ai beaucoup parlé de mon ami Alberto ces dernières années, parce que c’est quelqu’un que je considère comme un frère. Lui et moi, on a commencé à échanger il y a environ 12 ans, je pense. Il est plus jeune que moi, on a justement, je crois, qu’on a 11 ans d’écart.
Et donc, il m’avait contacté au tout début de… Moi, ça faisait quelques années que j’avais lancé Français Authentique. Ça faisait, je pense, 4 ans. Et lui, il avait démarré aussi son activité dans l’enseignement de l’italien, ça s’appelle Italiano Automatico, qu’il continue encore aujourd’hui.
Et donc, on a échangé sous forme de ce qu’on appelle un mastermind, où, en fait, on a un rendez-vous hebdomadaire. Et tous les vendredis, lui et moi, on discute, on échange, on partage des apprentissages, on partage nos défis, on s’aide. Et c’est top !
C’est vraiment quelque chose de génial. Une grande partie de ce que j’ai réussi, c’est grâce à Alberto. Et encore une fois, ça va bien plus loin. Notre relation va bien plus loin que le fait de se donner des conseils. C’est vraiment devenu une grande amitié. Et depuis quelques années maintenant, on se voit en physique. Donc, on s’est rencontré pour la première fois à Berlin. Mais ça, ça fait très longtemps ; je pense que c’était en quelque chose comme 2017, peut-être. Et depuis quelques années maintenant, on a décidé, chaque été, de se voir ; et cette année, on s’est vu à Zurich. Ensuite, voilà. Pour résumer, en fait, Alberto et moi, on a traversé ensemble pas mal de réussites, pas mal de difficultés, des grands changements de vie, puisque lui a pas mal bougé, pas mal déménagé ; moi aussi, j’ai beaucoup déménagé. Lui et moi avons restructuré un peu nos entreprises, donc voilà. Et aujourd’hui, ce que je voulais faire, c’est juste donner quelques enseignements en vrac de nos discussions de ce long week-end ; on s’est retrouvé du vendredi au lundi, donc on avait beaucoup de temps ensemble.
Bien sûr, ici, je ne parle pas pour lui ; c’est ma compréhension, c’est les choses que j’ai un peu apprises de lui, des choses que j’ai comprises. Mais évidemment, je ne le fais pas parler ; tout ce que je dis aujourd’hui ne sort pas de la bouche d’Alberto. J’ai trop de respect pour lui pour parler à sa place. Donc, la première chose, c’est qu’on s’est aperçus, tous les deux, qu’enfin, après de nombreuses années de réflexions, de changements, de doutes, on a compris ce qu’on voulait. Pendant très longtemps, lui et moi, on a passé beaucoup de temps à développer nos entreprises ; donc, moi, Français Authentique, lui, Italiano Automatico. Donc, on a passé beaucoup de temps, tous les deux, à développer nos activités ; on créait beaucoup, on construisait beaucoup, on apprenait pour appliquer des choses. Et aujourd’hui, on n’est plus dans cette phase où on veut faire connaître nos entreprises pour aider un maximum de monde ; on est plutôt dans une phase de préservation de ce qui fonctionne. On a bien compris que nos entreprises étaient saines ; le fait d’avoir pu tous les deux travailler ensemble, alors qu’on a les mêmes valeurs, et bien, ça nous a aidé à construire quelque chose de sain.
On n’a jamais été là pour faire le plus d’argent possible en le moins de temps possible. On s’est toujours beaucoup focalisé sur la valeur qu’on apporte, sur le respect des gens qui nous font confiance. Et du coup, on sait qu’on aide déjà des milliers de personnes. On sait aussi qu’on n’a pas envie de s’épuiser pour être tout le temps en croissance, pour tout le temps essayer d’avoir plus, de faire plus. On cherche plutôt une vie cohérente, on veut que nos entreprises soient au service de nos clients et de nos vies, mais on ne veut pas s’épuiser.
Tu vois, la pire des choses aujourd’hui, je pense, enfin on pense, ce serait, en cette phase où on sent qu’il y a une grosse saturation, il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde qui s’est mis à faire ce qu’on fait, et bien la pire des choses ce serait de vouloir croître, de vouloir vendre plus, etc. Nous, on veut aider et on pense qu’en faisant ça, tout va bien se passer.
La deuxième chose, ça concerne la simplification, la simplification de nos vies.
Alors là, Alberto est beaucoup plus avancé que moi sur ce point. Il a toujours eu cette capacité à ne pas vouloir trop complexifier sa vie.
Et on a parlé de tous les sujets qui peuvent être en lien avec la complexité, que ce soit nos entreprises, nos investissements, notre liberté en général. Et on a bien compris, lui et moi, que la vraie richesse, ce n’était pas d’avoir plus, c’était plutôt d’avoir besoin de peu, en fait. Donc, on se focalise sur des vies plus simples, sans pression permanente, sans vouloir toujours plus, sans chercher à toujours optimiser, sans avoir une grande pression, en nous contentant de pas grand-chose, et ça, c’est un gros avantage, parce qu’on a pu courir constamment après une éventuelle croissance, on fait de notre mieux, on travaille, mais celui qui a besoin de peu, il a quand même beaucoup moins de stress et de pression que celui qui veut toujours plus et qui a besoin de beaucoup.
La troisième chose qui m’est venue en préparant cet épisode, c’est qu’on a, lui et moi, envie de construire une vie vraiment long terme, on est là sur le long terme, et ça, ça a toujours été quelque chose qui nous a animés, lui et moi, le long terme, on a toujours été fan de la philosophie Kaizen, des petites améliorations permanentes. Et, en fait, on s’est aperçu, lui et moi, que chaque changement avait un coût. Lui et moi, on a vécu dans plusieurs pays, lui et moi, on a changé plusieurs fois de stratégie globale dans nos entreprises, lui et moi, on a changé de stratégie d’investissement plusieurs fois, on a changé de projet. Et souvent, en fait, on se fixait des objectifs, on regardait un peu les bénéfices qu’on pouvait en tirer, mais on oubliait le coût mental.
Et ça, c’est surtout moi, Alberto a toujours été beaucoup plus clairvoyant là-dessus, mais moi, j’ai eu tendance souvent à négliger le coût mental, le coût émotionnel, le temps d’adaptation. Et on s’aperçoit que c’est compliqué, quand j’ai décidé de déménager aux Émirats Arabes Unis, je me suis, avec ma famille, c’était un projet de famille, on s’est énormément concentré sur le projet, mais j’avoue que j’ai complètement négligé les coûts émotionnels pour l’ensemble de la famille, le temps d’adaptation, la complexité, tout ça, je n’y ai jamais vraiment fait attention, parce que pour moi, il y avait plus à obtenir à tous les niveaux, et je me disais toujours, au pire, même si c’est un échec, eh bien, on aura appris quelque chose, ce qui, dans un sens, est vrai, mais, dans un sens, on peut aussi perdre sa santé, on peut aussi devenir plus fatigué, plus stressé, quand ça ne fonctionne pas.
Donc, il faut aussi parfois faire attention à tout ce qu’on entend dans le développement personnel, tu sais, qui nous dit : « Ah, non, mais on ne perd jamais, soit je gagne, soit j’apprends, quand je perds, finalement, je ne perds pas, parce que j’apprends ». Oui, l’idée est séduisante, mais on peut aussi, malheureusement, parfois, suite à différentes expériences, on peut, malheureusement, avoir des…
Il peut y avoir des conséquences sur le long terme. Et ça, je l’ai peut-être un peu négligé. Donc aujourd’hui, j’ai vraiment envie de… Tu vois, je n’ai pas envie de recommencer, clairement. J’ai envie de continuer de construire, de bâtir sur ce qui est déjà là. Et pour ça, c’est le point suivant, je vais vraiment protéger les grandes décisions.
Ça, j’en ai déjà parlé, mais les grandes décisions, il ne faut pas les rouvrir sans cesse. Tu vois, le lieu de vie par exemple : j’ai vécu en Autriche, ensuite j’ai vécu en France, ensuite je suis parti aux Émirats Arabes Unis. Là, on réfléchit, on n’a pas encore de plan à 100 %, mais il se peut qu’il y ait du changement en 2027. Et tu vois, je n’ai pas envie de rouvrir ce chantier tout le temps parce que ce chantier, comme je l’ai dit avant, le rouvrir, c’est très dur pour tout le monde. C’est tout le temps qu’on passe à s’acclimater, à découvrir les façons de vivre du pays qui nous accueille, de mettre en place tout ce qu’il faut mettre en place d’un point de vue administratif, de changer tout ce qui a changé pour l’entreprise… Et bien tout ça, c’est une énergie énorme que je n’ai pas envie de réinvestir en permanence.
Donc tu vois, le lieu où on vit, les grandes décisions professionnelles, tout ce que je t’ai dit sur Français Authentique… Ça fait des années et des années que je me focalise et que je dis que Français Authentique a pour grande priorité, pour ceux qui veulent nous rejoindre, l’académie Français Authentique. C’est notre priorité, c’est la chose numéro un. Bien sûr, je peux faire des cours ponctuellement pour aider les gens dans un certain domaine, ceux qui n’ont pas forcément envie de rejoindre une plateforme comme l’académie, mais l’académie, c’est notre grande priorité et ça va le rester. Donc, ces grandes orientations, je ne veux pas y toucher. Je ne veux pas y toucher parce qu’une fois que tout ça est bien réfléchi, ça devient des fondations. Et on ne dit pas, au bout de 10 ans, « je vais changer les fondations de ma maison ». Non, la maison, elle est solide, elle a été construite sur des fondations qui sont stables.
Donc, il y a une chose qu’Alberto m’a dite, que je trouve géniale et que je vais essayer d’avoir en tête un peu plus : c’est qu’il y a certaines décisions, certains engagements, qu’on devrait prendre un peu comme le mariage. Quand on se marie — moi, je me suis marié avec Céline en 2009 — quand on s’est marié, on s’est dit : « Voilà, je m’engage envers toi, je m’engage à vie, on est ensemble. » On a pris un engagement. On n’a pas dit : « Oui, on s’engage, mais peut-être qu’au bout de 5 ans, si on voit que ça ne va pas, on change et puis après on revient. Ou si on voit qu’il y a des problèmes, on abandonne. » Non, on s’est engagé, on s’est engagé. Et je souhaite vraiment faire la même chose pour les grandes décisions de ma vie.
J’en ai cité deux. Pour Français Authentique, je pense être plutôt déjà en phase avec ce que je veux faire. Français Authentique n’a pas changé de stratégie depuis presque le début. Le seul changement a été… J’ai toujours mis à disposition plein de contenus gratuits intéressants, je l’espère, en tout cas je mets mon cœur à les rendre intéressants. Et j’ai un certain nombre d’accompagnements pour ceux qui veulent aller plus loin. Au début, c’était des cours, mais je me suis aperçu qu’on pouvait encore mieux aider nos membres avec une plateforme, et c’est là que l’académie est née. Tout ça, ça n’a pas changé et je n’ai vraiment pas envie de le changer. Donc, je vais persévérer là-dedans. Et pour le lieu de vie, dès que j’aurai pris ma décision, ou dès que nous aurons pris notre décision finale pour le changement de 2027, eh bien je n’y reviendrai plus. Je verrai ça comme si je me mariais avec mon nouveau lieu de vie.
Et bien sûr, petite parenthèse, parce que j’ai reçu un mail récemment qui m’a un petit peu touché. C’est une personne, en l’occurrence une femme, qui avait l’impression que je parlais trop à la première personne. Elle me disait : « Oui, mais attends, quand tu parles de ton lieu de vie, tu dis toujours “je”, tu ne parles pas vraiment de ta femme et de tes enfants, j’ai l’impression que c’est toi qui décides tout, il faudrait que tu prennes soin d’eux. » Je remercie cette personne. En fait, j’ai été blessé parce que ce n’est clairement pas la vérité. Je passe justement énormément de temps à échanger avec eux, avec ma famille. Mais bien sûr, dans le podcast, je dis « je » parce que c’est moi qui parle, tout simplement. Mais bien sûr, tout ça, c’est un grand projet de famille. Et d’ailleurs, la décision finale de notre lieu de vie pour 2027, qui va changer à l’été 2027, ce n’est pas vraiment mon choix numéro un, je pense.
Mais pourtant, on va suivre cette voie. Donc, j’en parlerai quand ce sera vraiment clair ; il y a encore pas mal de choses à gérer avant que ça le soit.
Enfin, il y avait un autre point dont je voulais parler, c’est qu’une bonne vie, elle ne repose pas uniquement sur le travail. Et ça, on en a beaucoup parlé, tu vois, on a beaucoup parlé de foi, puisqu’Alberto est comme moi, chrétien, donc on a, et d’ailleurs on a évolué tous les deux, c’est ce qui rend, je pense, aussi notre relation vraiment un peu dingue, parce qu’on a tous les deux évolué dans la même direction, alors qu’on vient, je l’ai dit, on a 11 ans d’écart, il est italien, je suis français, on a vécu dans des familles complètement différentes en termes de moyens financiers, etc., tout nous opposait, au final on a suivi un peu les mêmes chemins, on a les mêmes objectifs, la même vision, et donc on a beaucoup parlé de foi, relations, loisirs, santé, famille, et on… pardon, j’ai, comme on dit en français, un chat dans la gorge. On a parlé des moments simples, et on s’est dit que c’était souvent trop facile de vouloir tout sacrifier pour travailler davantage et qu’il était plus difficile, entre guillemets, de « construire une vie équilibrée » ; ça, lui et moi, on est vraiment en phase pour le faire et pour continuer de travailler ensemble et d’avancer ensemble. Donc, voilà, beaucoup de choses, tu vois, qui ont été échangées sur le sujet là, j’étais juste en train de jeter, comme on dit, quelques idées, quelques enseignements, mais bien sûr, il y en a énormément d’autres.
Et je suis rentré de Zurich avec une impression archi simple, en fait, c’est que le bonheur ne viendra pas du prochain objectif que je vais atteindre, il ne viendra pas d’un succès externe, ce sera juste du fait que j’ai un alignement, et que cet alignement soit très simple entre mon travail, ma famille, le lieu de vie, etc. Et c’est très satisfaisant, en fait, d’avoir compris cela.
J’espère que ça t’a plu. Merci de m’avoir suivi aujourd’hui. Si tu apprécies le podcast de Français Authentique, j’apprécierais beaucoup que tu nous donnes 5 étoiles, soit sur la plateforme de podcast que tu utilises. Si tu es sur Spotify, sur Apple Podcasts, peu importe, quelle que soit la plateforme, tu peux laisser 5 étoiles et même quelques mots pour dire ce que tu penses du podcast de Français Authentique. Si tu m’écoutes sur l’application mobile, tu peux aussi laisser 5 étoiles : ça nous aide énormément.
Merci d’avoir passé ce moment avec moi aujourd’hui, et je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode de Marchez avec Johan ! Salut !
L'article Un week-end à Zurich avec Alberto a été publié la première fois sur Français Authentique.