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Transcription de l’épisode :
Salut à tous, et merci de me rejoindre pour ce nouvel épisode de Marchez avec Johan. Et aujourd’hui, nous allons parler des habitudes, et pas seulement parce qu’en général, quand je parle des habitudes, je parle des bonnes habitudes, ou du fait que les habitudes, c’est archi-puissant. Ça, c’est en général, quand je parle des habitudes, j’en parle d’une manière positive, et aujourd’hui, je voudrais parler du fait de reconsidérer ces habitudes, parce que je pense sincèrement que le fait de mettre en place des habitudes, des bonnes habitudes, des choses positives, ça a été pour moi un des éléments déterminants de la vie que j’ai aujourd’hui, et dont je suis super heureux.
Je n’échangerai ma vie pour rien au monde, et je pense qu’une des choses qui a permis cela, c’est le fait de mettre en place de bonnes habitudes au niveau de la santé, au niveau du travail. C’est grâce à des habitudes que j’ai réussi à monter Français Authentique, tout en ayant un job à plein temps de chef de projet dans l’industrie automobile, et en ayant une fille, ou plutôt des enfants en bas âge, puisqu’il y avait Emma et ensuite Tom.
Tout cela, c’est grâce à mes habitudes, grâce à ma routine matinale, ma marche quotidienne, mon sport, mon sommeil, ma lecture, mon journal, mes séances de pause et de prière dans la journée. Toutes ces petites actions répétées, elles ont changé ma vie davantage que mes grandes décisions ponctuelles.
Et c’est pour ça que j’en parle souvent. C’est pour ça que tu m’entends toujours parler des habitudes d’une manière positive, en disant qu’elles sont archi-puissantes, parce qu’elles nous évitent de négocier avec nous-mêmes.
Moi, je n’ai pas besoin de négocier avec moi-même sur mon heure de lever, parce que mon heure de lever, c’est la même tous les jours et elle dépend de mon heure de coucher. Et j’ai ma routine depuis des années, qui est prête, donc je n’ai pas à décider ; ça économise beaucoup d’énergie mentale, puisque quand tu fais des choses par habitude, et c’est pour ça que les habitudes existent, d’un point de vue neurologique, c’est pour économiser notre énergie. Donc, du coup, les bonnes décisions sont automatiques et on peut avancer sans trop réfléchir, mais c’est ce dernier point, sans trop réfléchir, qui peut parfois créer des soucis, parce que ça entraîne un risque dont on parle moins souvent, on en entend très, très peu parler : c’est le fait qu’une bonne habitude, ça peut devenir une mauvaise habitude, parce qu’on va prendre une décision pour une bonne raison, on va mettre un système en place, on va continuer, juste parce qu’on a toujours fait comme ça, et on ne va jamais se demander si cette habitude, elle est encore utile aujourd’hui.
Il y a un exemple super connu qu’on raconte beaucoup dans le domaine du développement personnel, que je vais te raconter maintenant ; je la paraphrase, je la raconte de mémoire, mais en fait, tu as une dame qui apprend à sa fille à faire du pain, donc elle lui montre, elle lui explique, et avant de mettre le pain dans le four, elle coupe les deux extrémités, et elle met le pain dans le four, et la fille lui dit : « Mais pourquoi tu coupes les deux extrémités du pain ? Pourquoi tu coupes chaque côté ? Pourquoi tu ne le mets pas comme ça, directement dans le four ? » Elle lui dit : « Je ne sais pas, ma mère m’a appris comme ça », donc on va lui demander, et donc elle demande à sa mère : « Maman, pourquoi tu m’as appris, depuis ces décennies, à faire le pain comme ça, et à couper les extrémités ? » Elle dit : « Je ne sais pas, c’est comme ça que ma mère m’a appris », mais attends, je vais demander à ma mère, et donc elle demande à sa mère, et sa mère lui dit : « Je coupais les extrémités du pain, parce que le four que j’avais était trop petit ». Donc, tu vois, ici, que pendant plusieurs générations, les femmes ici enseignaient et le faisaient elles-mêmes, main dans la main, faisaient le pain en suivant un processus, finalement, qui était judicieux avec un petit four, mais maintenant qu’elles avaient un grand four, ce n’était plus judicieux.
Donc, tu vois, c’est l’exemple type d’une chose qu’on fait par habitude, sans se poser la question, et qui n’est plus nécessaire, tu vois. Et il y a une discussion que j’ai eue récemment avec un ami, qui m’a fait prendre conscience du fait que parfois, on faisait la même erreur que ces mères de famille qui coupent le pain, alors qu’elles pourraient le mettre entièrement dans leur four.
J’ai un ami qui, pendant au moins cinq ans, suivait un régime sans gluten très strict.
Et tu sais, c’est compliqué de faire un régime sans gluten, c’est contraignant. Moi, on m’avait conseillé de le faire à l’époque pendant laquelle je souffrais de mes articulations. Et je sais que c’est contraignant parce que du gluten, il y en a presque partout, et donc, lui, pendant des années, il faisait toujours attention, il était, comment dire, toujours en train de calculer, de regarder : est-ce qu’il y a du gluten, oui ou non ? Alors que, comme moi, à l’époque, il n’avait pas d’allergie, tu sais, il y en a qui ont une vraie allergie au gluten, pour eux, c’est nocif, donc eux, ils ne doivent pas en manger.
Mais lui, comme moi, c’était plus quelque chose qui semblait être positif. Et un jour, il a arrêté.
Et quand je l’ai vu, je lui ai dit : bon, on va manger, il faut qu’on trouve un restaurant où il n’y a pas de gluten. Et il me dit : non, non, c’est bon, j’ai arrêté. Je lui ai dit : ah bon ?
Et du coup, tu sens une différence ? Il me dit : non, je ne me sens ni mieux ni moins bien qu’avant, je me sens pareil. Et je me dis : waouh, en fait, pendant des années, il s’est créé une contrainte énorme par habitude. Et en fait, cette contrainte énorme, elle ne servait à rien, en fait.
Donc, tu vois, parfois on va accumuler des contraintes inutiles : un régime alimentaire, des outils, des méthodes, des règles qu’on s’est fixées. Au bout d’un moment, on ne sait même plus pourquoi on s’est fixé ces règles. Elles deviennent un peu une partie de notre identité. Ce n’est plus un besoin, c’est une identité, c’est une habitude. Mais en fait, ça ne sert à rien, et je le vois moi-même, parce que, comme je te l’ai dit, j’ai tellement optimisé ma vie, tellement testé d’habitudes, tellement mis de choses en place, que parfois, j’ai tendance à ajouter plutôt qu’à enlever.
Et je me suis dit : attends, est-ce que je ne devrais pas régulièrement me poser la question : si j’arrêtais cette habitude, qu’est-ce qui se passerait réellement ? Et tu vois, j’ai vu par exemple, j’ai repensé, il y a maintenant peut-être une dizaine d’années, pendant, je ne sais plus, 6 mois, 8 mois, 9 mois, je prenais des douches glacées tous les jours, mais glacées, c’est-à-dire le matin, je me levais, je mettais l’eau au plus froid et je me mettais en dessous. Je déteste ça en plus, mais je le faisais. Et je pensais que c’était super pour la santé.
J’avais lu un livre de Wim Hof, qui est allemand. Je ne sais même plus s’il est allemand ou s’il vient d’un pays nordique. En tout cas, c’est quelqu’un qui prône beaucoup les bienfaits du froid. Je me suis dit qu’en le faisant, ça marcherait. J’ai continué longtemps.
Pourtant, cette habitude, honnêtement, me demandait une énergie énorme, une motivation énorme. Et on sait que la motivation, c’est un réservoir. Donc, au bout d’un moment, à force de puiser dedans, il n’y en a plus. Et quand il n’y en a plus, tu en manques pour les choses importantes.
Donc, à un moment, je me suis dit : « Attends, je vais arrêter juste pour voir. » Et j’ai senti absolument aucune différence sur ma santé.
Donc, je me suis dit « Johan, tu t’es quand même fait mal pour pas grand-chose ». Donc, bien sûr, ça ne veut pas dire qu’il faut tout remettre en cause. Il y a des habitudes qui sont des piliers. Moi, je les ai cités précédemment, les piliers pour moi. Celles-là, je n’y reviens pas. Je n’y reviendrai jamais. Je les veux pour toute ma vie.
Mais il y en a plein d’autres, plein, plein d’autres qui méritent un réexamen, tu vois. Parce que des fois, on se dit que c’est parce qu’une chose est difficile qu’elle est utile. Tu sais, c’est un peu le slogan puritain, « pas de souffrance, pas de récompense ». No pain, no gain, comme disent certains Américains.
Donc, on se dit : si c’est difficile, c’est utile.
Et en fait, c’est faux. Il y a plein de choses qui sont difficiles et qui ne sont pas utiles. Et il y a des choses qui sont simples, qui sont super utiles. Donc, l’idée, c’est de garder les habitudes qui apportent beaucoup et d’éliminer celles qui coûtent plus qu’elles n’apportent, tu vois, comme d’habitude, simplifier au lieu d’accumuler.
Et moi, j’ai ajouté ça dans mon système, donc j’ai, parmi les super bonnes habitudes que j’ai, le vendredi, je fais une revue hebdomadaire de mes systèmes, ou en tout cas de ma semaine, de mes tâches, des choses que j’ai à faire, etc. C’est quelque chose que je tiens de David Allen, qui avait proposé l’idée dans son livre « Getting Things Done ».
Je crois qu’en français, ils ont traduit ça par « s’organiser pour réussir ». Ça, je le fais tous les vendredis et j’ai ajouté une petite ligne. Reconsidère un peu tes habitudes et demande-toi s’il n’y a pas des choses que tu as faites par habitude et que tu conserves juste parce que tu les as commencées il y a longtemps. Peut-être que tu coupes l’extrémité du pain, alors qu’en fait, le four est suffisamment grand et que tu n’as pas besoin de le faire.
Donc, ce que j’aimerais que tu retiennes, c’est que construire de bonnes habitudes, c’est super important, c’est super utile et c’est une forme de sagesse. Mais avoir le courage de réexaminer les habitudes qui ne te servent plus, c’est aussi une forme de sagesse, parce qu’une vie équilibrée, ce n’est pas seulement ajouter des bonnes choses, c’est aussi savoir quand il est possible de retirer un certain nombre. Et je t’invite vraiment à faire cet exercice, au moins une fois, pour déterminer si tu n’as pas mis en place des choses dans ta vie qui ne t’apportent pas grand-chose et qui te coûtent plus qu’elles ne t’apportent.
J’espère que ça t’a plu. Si tu veux aller plus loin dans le développement personnel, tu peux suivre le premier lien dans la description. Je t’offre mon livre « 4 pilules pour une vie riche et sans stress » sous forme de PDF. Tu peux le télécharger immédiatement en suivant le premier lien dans la description.
Merci du fond du cœur d’avoir été avec moi aujourd’hui, et je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode de Marchez avec Johan. Salut !
L'article Et si certaines bonnes habitudes ne te servaient plus a été publié la première fois sur Français Authentique.