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* Musique de Lesfm, pixabay.com. Utilisée avec permission.
* Photo de Thomas Vitali, unsplash.com. Utilisée avec permission.
Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui aborde la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine, à quoi sert l'Église?
Bonjour Stéphane, bonjour à nos auditrices et auditeurs et aux personnes non binaires aussi qui nous écoutent.
Appartenir ou servir une Église?
Alors, quand j'entends cette question, à quoi sert l'Église? D'abord, j'ai beaucoup de gratitude envers la personne qui l'a posée, parce que finalement, c'est une façon de faire une place à l'Église et de reconnaître le fait qu'il y a des gens dans l'Église qui voudraient qu'elle serve à quelque chose. On en fait un peu partie, Stéphane et moi.
Et puis, ça me renvoie aussi à un choix personnel que j'ai fait voilà quelques années. Plutôt que de me définir par mon statut dans l'Église, de dire je suis ceci, je suis cela, docteur en théologie, pasteur bénévole, diacre, etc.
Maintenant, depuis quelques années, j'ai adopté une sorte d'anglicisme, de dire je sers dans l'Église en tant que… ou je sers auprès de la paroisse ceci, cela, en tant que…
Parce que j'aimerais juste me rappeler à moi-même que c'est un appel et une vocation que de servir dans l'Église. Et cet appel, cette vocation, peut se décliner de toutes sortes de façons.
Peut-être que moi, parfois, je ne sers pas à grand-chose.
Mais en tout cas, ce qui me porte, c'est de me dire que je réponds tous les jours, de nouveau, par la positive, à cet appel.
Et puis, il y a des jours où je reste au lit, bien sûr, ou bien je ne fais rien de spécial pour l'Église.
Mais en l'occurrence, on est dans un élan, on est dans un consentement, on est dans l'idée de servir le Christ et son Église. Mais d'abord, je sers le Christ et ensuite son Église. Et toi, Stéphane, comment tu le vis?
Une Église universelle
Lorsqu'on parle de l'Église avec le E majuscule, l'institution et non pas le bâtiment d'une paroisse, je trouve qu'il y a un appel à quelque chose de plus grand que nous.
Il y a cette idée de ce lien entre plein de gens autour de la planète, Ça me décentre de mes petits problèmes. Ça me permet d'espérer plus grand.
Être un membre de cette grande chaîne, c'est quelque chose que je trouve très intéressant, de très inspirant. Et d'appartenir à une Église universelle, ça m'aide à voir les choses d'une manière plus globale.
Une Église à la fois locale et globale
Alors là, vraiment, je raisonne avec ce que tu dis, mais notre podcast, qui traverse plusieurs frontières et plusieurs dénominations, finalement, c'est un petit peu un exemple de cet appel à servir dans l'Église universelle.
Parfois, je trouve que nos dénominations locales sont très autocentrées, on dit très ethnocentrées. Moi, j'ai un petit peu cette réalité en Alsace-Lorraine.
Toi, tu as un petit peu cette réalité avec les anglophones d'un côté, les francophones de l'autre et les autres questions autour des autochtones. C'est évident que l'Église, elle est à la fois locale et globale. Elle est glocale.
Et cette difficulté, du coup, c'est de se dire, mais dans cette diversité de déclinaison, à quoi peut bien servir quelque chose qui peut être à la fois aussi rigide, trop localisé presque avec Mme Schmitt et M. Peter qui ne se parlent plus, et à la fois tellement universelle où on essaye de financer des projets qui nous dépassent parfois dans des coins du monde qu'on ne connaissait pas.
Moi, j'aimerais me souvenir aussi qu'à la base, l'Église, c'était un lieu où se réunissaient celles et ceux qui voulaient s'affranchir de leur caste pour rejoindre finalement la bande à Jésus au tout, tout, tout départ.
Et je trouve que ça se voit très, très bien dans une BD que j'affectionne beaucoup, qui s'appelle Les Pères comme un Papa. Les Pères, c'est une formidable BD où on voit comment les pères des disciples qui ont suivi Jésus essayent de suivre, justement, leur fils et donc Jésus. Et on voit cette grande diversité de personnes qui suivaient Jésus au départ.
Et j'aime bien me rappeler que moi je suis juste la personne que je suis, invitée à suivre Jésus et que peut-être j'entraînerai des gens à ma suite, mais ce n'est pas moi qu’ils suivent, ce n'est jamais moi.
Et cette façon de se mettre en route et puis des fois de s'arrêter, de se rassembler, c'est un petit peu ça qui me touche dans l'Église.
J'ai tendance à croire que c'est à ça qu'elle sert le mieux et en premier, c'est-à-dire rassembler des gens qui ne se sont pas toujours choisis et qui ne se choisiraient certainement pas s'ils avaient une application sur Internet ou sur le téléphone avec le swipe.
Éviter que l’Église se referme sur elle-même
C'est un bon point que l'Église est un lieu de sociabilisation.
Et je peux comprendre dans certains contextes qu'il y a une diaspora qui a le goût de se rassembler autour d'une communauté de foi. Pas nécessairement pour créer un ghetto, mais pour peut-être parler du bon vieux temps ou d'avoir des points communs en même temps.
Mais en même temps, Il faut faire attention, comme tu le soulignes, il ne faut pas justement juste parler entre nous. Il faut s'ouvrir, il faut oser.
Et c'est ça le danger d'être peut-être un club privé qu'on va appeler ici, l'expression anglophone, un country club. C'est-à-dire une certaine élite de gens bien pensants, classe moyenne supérieure, on ne veut pas trop salir les mains.
Je pense qu'il y a quelque chose là-dedans qu'une Église peut nous pousser justement à dire, oui, on va aller voir les gens que nous ne connaissons peut-être pas. On va aller visiter des coins qu'on ne voudrait peut-être pas aller, soit physiquement, soit à l'intérieur de nous-mêmes.
Le phénomène des Églises émergeantes
Là, j'entends aussi, à travers les âges et les siècles, cet axiome fondateur des Églises de la réforme, donc par nos réformatrices et nos réformateurs, parce que nos braves réformateurs sans leur femme n'auraient probablement jamais lancé ce grand mouvement de la réforme ou de la réformation, eh bien l'Église est un moyen, pas une fin.
Alors, évidemment, on revient à la question de notre chère auditrice, mais un moyen de faire quoi alors? C'est pour faire quoi?
Et puis moi, j'ai un petit peu envie de faire un pas de côté et de rappeler qu'en contexte d'Église émergente, c'est-à-dire tous ces mouvements d'Église qu'on appelle depuis presque 20 ans maintenant, « fresh expression », c'est plus si « fresh » quand ça fait 20 ans qu'on se le dit, c'était cette idée forte de « n'allez pas à l'Église, soyez l'Église ».
Moi j'aime bien cette idée de dire aux gens en fait ça ne suffit pas d'aller à l'Église si vous pensez qu'en allant là-bas on va vous dire comment faire Église.
Mais soyez l'Église dans le sens où en allant à l'Église, en étant avec les autres, n'hésitez pas à y apporter vos dons, vos charismes, vos besoins, vos idées.
Même si l'idée qu'on apporte au départ n'a pas fonctionné, le fait de se mettre en mouvement, ça créera une dynamique et il y aura une autre idée qui sortira de tout ça.
Moi je me rends compte, dans ma paroisse, certaines dames retraitées sont venues voir pour dire qu'elles aimeraient un temps de socialisation l'après-midi, parce qu'on proposait des choses le matin et le soir et l'après-midi ce serait mieux.
Au départ, je n'avais pas trop d'idées, donc on a lancé cette idée d'un café-gâteau l'après-midi. Et la première réaction, ça a été un peu vif de me dire « mais ce n'est pas du tout ça qu'on veut ». Alors, avec mon collègue, il y a eu ce mouvement de leur dire « mais qu'est-ce que vous voulez? »
Et c'est vraiment sympa, je trouve, cette co-construction. Des fois, ça part d'une étincelle, d'un mécontentement. Mais en fait, notre boulot, c'est aussi d'accueillir ça et de co-construire.
Et donc, c'est là qu'on ne va pas à l'activité pour ensuite dire « elle n'est pas bien », mais on y va dans l'idée de former l'Église, d'être l'Église, de changer l'Église, ne serait-ce que parce qu'on donne son avis.
Une institution ou un projet
Pour aller encore plus loin, je crois, et cette opinion fait dresser les cheveux sur la tête de certains de mes collègues, peut-être un jour on peut rêver que nous n'aurons plus besoin de l'Église.
Tu parles que c'est un véhicule, c'est un outil, c'est un moyen. Moi, j'y crois que l'être humain pourra grandir, évoluer, apprendre suffisamment, qu'on va arriver à ce qu'on appelle communément dans le jargon du métier le Royaume des cieux.
Parce que moi, je crois que l'objectif premier n'est pas de maintenir l'institution. On ne travaille pas pour garder les portes du bâtiment ouvert.
On est là pour faire du ministère, on est là pour changer la vie des gens, on est là pour apporter un message positif et on lève des fonds dans notre contexte pour y arriver. On peut avoir un bâtiment pour y arriver.
Ultimement, si j'avais le choix entre le Royaume des cieux et le maintien de l'institution, naturellement je vais prendre le Royaume des cieux tout de suite et je perdrai mon emploi et je ferai autre chose sans aucun problème.
Pas que je déteste mon emploi de pasteur, mais le but, c'est d'aider les gens à devenir, ce que je pourrais dire maladroitement, de meilleurs croyants, d'avoir une relation plus profonde avec Dieu, d'arriver très près au message de Jésus.
Et si ça veut dire qu'on est l'Église et qu'on ne va plus à l'Église, j'achète immédiatement.
Trouver sa spécificité
Sous plein d'aspects, il y a une forme de standardisation du monde.
J'étais assez frappée en venant vers chez vous en faisant deux semaines et demie de vacances en Amérique du Nord. Finalement, de plus en plus, nos jeunes s'habillent pareil, qu'ils soient en Europe centrale ou en Amérique du Nord. De plus en plus, on retrouve un peu les mêmes enseignes pour manger de part et d'autre.
Il y a pas mal de choses qui se standardisent. On finit par tous regarder un peu les mêmes séries sur la même plateforme.
Par contre, nos communautés locales peuvent garder chacune leur couleur.
Il y a des coins de Suisse où, systématiquement, les jeunes des groupes de jeunes font des brioches et ils appellent ça des tresses. Ils vont vendre ces tresses et les gens les achètent. Avec ça, ils financent des projets pour les jeunes, des voyages de solidarités.
Vous n'aviez pas accès à tout ce beurre à l'époque qui était ensuite donné à la paroisse et puis on s'est dit un jour, ah tiens, qu'est-ce qu'on va faire avec tout ce beurre? Ah tiens, on pourrait faire des brioches.
Mais c'est rigolo parce qu'en fait, en Alsace par exemple, là je vois les publications de mes collègues, tout le monde s'est activé toute l'année, enfin toutes les dames concernées, il y a très peu de messieurs mais il y en a aussi pour faire des beaux petits marchés de Noël.
On en a déjà parlé l'année dernière sur le numéro sur Noël auquel je vous renvoie si ça vous intéresse.
Mais là, ça ne s'est pas préparé en 15 jours. Ça veut dire que pendant toute une année, un certain nombre de personnes se sont réunies, se sont mises d'accord sur ce qu'elles allaient mettre sur le stand, se sont peut-être un petit peu chafouillées à propos de je ne sais quel agencement des étoiles, enfin bref.
Mais ça crée du lien, ça crée de la particularité et ça permet en plus à chaque paroisse de se sentir importante dans cette très grande diversité.
Et puis il y a aussi les paroisses militantes, les paroisses qui vont aux manifs, les paroisses qui accueillent les réfugiés.
Je trouve que ce qui est merveilleux, c'est quand on s'autorise à être complètement soi-même et à trouver une communauté de foi où on peut exprimer ses dons et ses charismes, et que c'est comme ça qu'on fait avancer le royaume, un royaume qui n'a pas besoin ni d'être standardisé, ni d'être capitaliste, ni d'être productif en fait.
Et si l’Église ne servait à rien de productif
Cette question à quoi sert l'Église, ça me renvoie à une conviction assez profonde qui est que si parfois on ne sert qu'à accueillir des gens d'une grande diversité, c'est déjà pas mal.
Souvent, ma réponse à « Pourquoi je devrais aller à ton Église? » « À quoi sert l'Église? » Ma réponse c'est, absolument rien, mais pas de la façon que tu penses parce qu’idéalement, il n'y aura pas de motion de proposition de vote, il n'y aura pas de productivité, il n'y aura pas d'élément d'évaluation si nous avons bien passé une heure ensemble.
Non, nous allons être tout simplement et peut-être s'extirper de cette obsession de l'efficacité, de ne rien gaspiller et de prendre une heure, deux heures, trois heures dans sa semaine, si on fait des activités, peu importe. Et on se dit, non, je veux seulement être, je veux être moi-même et je vais voir qu'est-ce que ça donne. »
C'est un peu contre-culturel, c'est un peu révolutionnaire à la limite comme message.
Laisse-moi te conter cette anecdote. Dans une de mes paroisses précédentes, il y avait une dame dans la quarantaine, qui dormait au moins 40 minutes pendant le culte. Et les gens me demandaient, mais ça ne te dérange pas Stéphane?
Et moi, je leur répondais, cette femme, elle est militaire de carrière. Elle est mère de quatre enfants.
Dans la tradition de cette paroisse, on débutait avec tout le monde. Il y avait l'enseignement aux enfants. Les enfants partaient à l'école du dimanche. Et lorsque ces enfants partaient à l'école du dimanche, pendant 40 minutes, elle pouvait cesser d'être une femme de carrière, une mère, une épouse, elle pouvait laisser aller.
Et moi, je disais, on lui donne, peut-être c'est le seul 40 minutes dans sa semaine où elle peut relaxer. Ce n'est pas rien. Et ça, c'est le don, c'est le cadeau qu'on lui fait.
Pourquoi je lui enlèverais ça?
Faire le choix de servir l’Église
Alors, c'est vrai que c'est un petit peu la différence, le hiatus, comme on dit, entre celles et ceux qui servent dans l'Église avec un contrat, dans le meilleur des cas, une rémunération, dans beaucoup de cas, une compensation financière pour ne pas être pauvre.
Je le dis comme ça avec une pointe d'humour, mais j'ai quand même une vraie pensée pour nos collègues qui n'ont pas de vrai salaire. Oui, c'est vrai. Il y en a beaucoup.
On ne peut pas toujours le regarder, mais pour avoir visité beaucoup d'Églises en Afrique, il y en a beaucoup, mais le statut de certaines Églises en France n'est pas tellement plus enviable.
Tout ça pour dire qu'il y a un hiatus entre celles et ceux qui ont fait un choix de vivre ça d'une façon professionnelle, tout en ayant un cœur de chrétienne et chrétien, et celles et ceux qui viennent et pour qui, de notre point de vue, on est assez d'accord là-dessus, toi et moi, ça doit rester de l'ordre de l'élan du cœur, de la présence consentie, du don qui fait du bien, etc.
Nous, bien sûr, on est consacré au service de l'Église et notre mission est quand même cadrée par la Confession de Augsbourg, qui est l'annonce de la parole et l'administration des sacrements. C'est dit très joliment en luthéranisme nord-américain, en anglais, c'est magnifique.
Le ministère d'ordination à l'annonce de la parole et à l'administration de sacrement, je trouve que c'est très juste parce que nous, on a besoin, à un moment donné, d'avoir un cadre, de savoir la raison pour laquelle on sert.
Et c'est vrai que je te le disais en introduction, quand on préparait cet épisode, je te disais, j'ai un bonheur profond à présider un culte, à administrer des sacrements, j'aime les casuels.
Je trouve que ce sont des moments d'humanité qui sont magnifiques, et puis quand on a des sœurs et frères convaincus chrétiens, ce sont des moments d'adélphité incroyable.
Néanmoins, ce n'est pas parce que nous on a une mission et un cadre que ça doit réduire ou circonscrire les appels des autres. Et c'est parfois là qu'il y a une difficulté, c'est que comme pour nous, c'est très cadré, Dans nos communautés, des fois, on voudrait aussi que ça le soit.
Suivre son appel
Tu parles de l'appel que les pasteurs reçoivent. Dans l'Église unie du Canada, nous sommes appelés au ministère de la Parole, des sacrements et des soins pastoraux. On en a trois, nous, pas deux.
Et c'est vrai que c'est pour ça que j'ai ressenti cet appel. Et lors de ces moments, je me sens vraiment à ma place, je me sens rempli d'énergie. Même lorsque je suis fatigué, je vais débuter un culte, je sens cette dose d'énergie.
Mais ce que je dis souvent, je n'ai pas été appelé à être un gratte papier. Et c'est souvent ça qui drainent l'énergie, je dirais des leaders d'Église, pas juste des pasteurs, des diacres, mais les présidents de conseils, trésoriers.
La quantité de paperasserie que l'on doit remplir pour l'institution. Encore une fois, je comprends qu'il y a un besoin d'institution. Ça ne peut pas être n'importe quoi, n'importe quand.
Mais parfois, je me demande pourquoi mettons tant d'énergie dans cette espèce de bureaucratie au lieu de laisser aller un peu, de vivre peut-être dans la tension, et de dire, allez, on fait du ministère, on est l'Église, s'il y a des choses qui sont coussi-coussa, on ajustera.
Naturellement, il faut mettre des garde-fous quand même assez précis pour éviter certaines choses, mais je regarde dans mon contexte d'Église, tout est normé, tout doit être fait en huit rapports, et ce temps, qu'on prend, qu'on perd.
Avec cette bureaucratie-là, on ne fait pas du ministère. Ce n'est pas vrai qu'on ait l'Église lorsqu'on répond à un questionnaire de 15 questions à développement. Ce n'est pas vrai que ça devrait être ça, l'Église.
Le pouvoir de chaque Église
Alors moi, je te propose un peu de terminer sur une petite note d'humour pour la personne qui nous a envoyé la question.
Alors, à quoi sert l'Église? Eh bien, Dans le meilleur des cas, l'Église nous permet à nous, les ministres, d'avoir des communautés, des paroisses, qui font un petit peu ce qu'elles veulent et qui nous libèrent de l'Église avec le grand E, l'institution.
S'il y a bien quelque chose devant quoi beaucoup d'institutions d'Église avec le grand E s'inclinent, c'est lorsqu'il y a des paroisses ou des communautés fortes, qui les menacent.
Par exemple, de ne pas payer, je ne sais quelle, nous on appelle ça la cible, donc je ne sais quelle taxe d'Église, ou qui menacent de ne pas venir aider au grand rassemblement d'Églises qui est prévu depuis très longtemps.
Bref, la meilleure façon, en fait, de donner un sens à l'Église, c'est quand les communautés, les paroisses locales sont fortes, empouvoirées, ont une coloration, elles ont une militance.
Ça peut être la militance de préparer des petits gâteaux de Noël, ça va aussi très bien, ou bien d'autres militances pour la création, les femmes, voilà.
Mais toute militance qui veut faire du bien et qui s'exprime fortement, généralement, ça sert beaucoup.
Et donc la grande Église s'incline rapidement devant les petites paroisses qui tapent du pied. Donc merci, merci pour vos questions. Merci d'être là et de nous aider à être de meilleurs ministres.
C'est un très bon point que tu soulèves, Joan, pour terminer. L'Église grandit toujours, à mon avis, par ses marges. Toutes ces lieux qui poussent un peu, qui essaient de défoncer les cadres trop rigides. Et c'est pour ça qu'on va dire merci à Marie pour sa question.
Conclusion
Merci à toutes les personnes qui nous écoutent, qui osent penser différemment, qui osent rêver à une Église différente. Je voudrais remercier l'Église Unie du Canada qui ose être notre commanditaire pour ce projet.
Mais est-ce qu'il y a quelqu'un qui nous écoute à la direction d'Église? Parce que si c'est le cas, normalement, on aura droit à une petite vidéo pour en discuter. Non, on est appréciés, ne t'inquiète pas.
Merci beaucoup, Johanne, pour cette conversation. Merci aux gens. Si vous voulez prendre une nouvelle résolution pour l'année 2024, peut-être aller à l'Église, peut-être être l'Église. Alors, merci, Joan. Merci, Stéphane, et bonne fête de fin d’année.
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