Le dispensaire de la SPA de Lyon fait peau neuve. Le centre de soin déménage au 77 rue Etienne Richerrand dans le 3ème arrondissement à quelques encablures de la gare PartDieu. Nous étions présents à l’inauguration ce lundi 17 novembre en compagnie des employées, ravies de pouvoir s’installer dans ce nouveau lieu, et du président national de la SPA, Jacques-Charles Fombonne.
C’est avec une joie non dissimulée que s’est tenue ce lundi 17 novembre l’inauguration du nouveau dispensaire de la SPA à Lyon, au 77 rue Etienne Richerrand. L’association de protection des animaux, qui rassemble plus de 6 000 bénévoles à travers la France, a ouvert son douzième centre de soin. Ces dispensaires s’adressent aux petites retraites, aux minimas sociaux et aux SDF, qui ne peuvent pas toujours subvenir aux besoins de leurs animaux de compagnie.
Celui de Lyon a quitté ses anciens locaux du 62 rue Saint Maximin pour s’installer dans des locaux neufs, fonctionnels et plus de deux fois plus grands que les anciens (200m2 contre 90m2 auparavant). Il est parfaitement équipé pour l’accueil, la consultation et le soin des animaux. Comme nous le dit Marie-Anne Nil, vétérinaire : « On a deux salles de consultation, une salle avec deux tables de chirurgie. On peut donc opérer plus et mieux. Une grande salle d’attente pour que les animaux ne soient pas les uns sur les autres. Les gens ne sont pas les uns sur les autres. »
L’inauguration s’est faite en la présence du président de la SPA, Jacques-Charles Fombonne, en poste depuis 2019. L’occasion pour lui de rappeler le fléau de l’abandon. Près de 45 000 l’an dernier en France. Mais aussi la nécessité de ces dispensaires, dont celui de Lyon qui a lui seul a soigné 8955 animaux en 2024. Il en a aussi profité pour passer un message portant sur la stérilisation.
« La nécessaire, l’indispensable stérilisation des chats errants... un couple de chats en liberté peut avoir jusqu’à 20 000 descendants en 4 ans, c’est un vrai problème pour les chats eux-mêmes qui vivent dans de très mauvaises conditions. Et puis c’est un gros problème en termes de biodiversité »
L’accueil de ces animaux ne pourrait se faire sans l’équipe de vétérinaires et d’assistantes qui s’occupent de la plupart des soins qu’un animal peut recevoir. Des soins pris en charge par la SPA et ses adhérents. Via les dons que n’importe qui peut réaliser, et même dans le dispensaire. La responsable des lieux, Stéphanie Alenson, nous détaille l’étendue des missions du dispensaire et sa vocation à aider les plus démunis.
« Il [le dispensaire] sert à soigner les animaux des personnes défavorisées. Donc on a essentiellement un public avec de très faibles ressources, on reçoit des personnes qui sont non imposables. »
« On a souvent des personnes qui peuvent être en rupture sociale, et pour qui l’animal est le dernier lien, le dernier compagnon. Donc c’est vrai qu’il y a une connexion qui peut être un peu plus forte avec l’animal parce que c’est toute leur vie »
Un dispensaire neuf essentiel à la vie des animaux des personnes en difficulté, qui tombe à pic. A l’heure où la SPA a reçu 23% d’animaux de plus en 2024 par rapport à l’année 2023.
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